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Editorial
L’œuvre accomplie par Christiane de BAYSER à la présidence de l’Association pendant toutes ces années est immense et les relations amicales et fidèles qu’elle a nouées dans le monde musical international sont fortes et sincères.
Vous m’avez élue Présidente le 9 avril dernier et je tiens à vous renouveler l’expression de mon dévouement. Une de mes premières missions est, bien évidemment, la poursuite de l’action de Christiane de BAYSER afin d’atteindre le but qu’elle s’était fixée, à savoir un plus grand rayonnement de notre association dans le monde musical ; telle était son ambition.
Mais cette action ne peut se faire sans vous, chers adhérents et je compte bien enrichir l’Ufam de vos idées, de vos suggestions et de vos réflexions qui permettront de révéler l’Ufam à un plus grand nombre d’artistes et de parents qui, à leur tour, pourront nous rejoindre.
N’oublions pas non plus l’action des bénévoles qui est, croyez-moi, loin d’être négligeable et sans qui, nombre de manifestations ne pourraient voir le jour.
Enfin, je terminerai sur l’évènement qui aura ponctué ce premier semestre: le XXIIIe Grand Prix de Chant de Paris. Cette manifestation s’est déroulée fin juin dans les lieux magiques du Couvent Royal de Saint-Maximin-La-Sainte-Baume (Var) selon le vœu de Christiane de BAYSER. Elle avait, dès novembre 2000, jeté les bases d’une organisation qui a très largement contribué au succès de cette rencontre. J’ai été très émue des témoignages chaleureux des membres du jury de ce concours.
Bâtissons ensemble des projets pour l’avenir de l’Ufam.
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La rentrée 2001/2002
L’UFAM souhaite à tous ses élèves et professeurs,
une excellente rentrée musicale 2002 !
Interview Monique MERCIER, Vice-Présidente
- Comment va s’effectuer la reprise des concours le 2 Décembre à l’Atrium de Chaville, notamment en ce qui concerne les inscriptions ?
Certains niveaux ont été regroupés sur une seule journée (Elémentaire I, II, moyen I, II et supérieur I, II). C’est positif car l’ensemble des candidats seront jugés par des jurys plus importants.
Par ailleurs, nous recevons beaucoup de compliments sur nos morceaux choisis qui sont très affinés et originaux.
- Qu’elle est l’évolution ces dernières années des inscriptions en piano ?
Elle est un peu à la baisse, mais c’est un constat général pour tous les autres concours. Le piano est l’instrument le plus joué et il en existe de nombreux qui lui sont consacrés. Mais l’Ufam ne s’arrête pas aux épreuves de piano et les nombreux instruments qui y sont représentés amènent de plus en plus de candidats.
- Comment trouvez-vous le niveau général des concours ?
Il est extrèmement variable. Les professeurs présentent parfois des élèves par rapport aux morceaux proposés et non pas en regard de leurs niveaux. C’est-à-dire que si un enfant à envie de jouer un morceau trop difficile pour lui, il passera ce concours parce que c'est la " carotte " qui le fera avancer. Ce n'est pas un système qui fait monter le niveau des concours. En revanche, c’est différent dans les grands degrés (Supérieur 2 et Honneur) car le candidat qui travaille avec des professeurs éminents connaît en général mieux ses capacités.
- Quel est à votre avis l’insuffisance la plus marquante dans l’enseignement des conservatoires ?
En généralisant et en étant peut-être sévère, je pense que les conservatoires pensent beaucoup plus “instrument” et “technique” que “musique”. Les amateurs ou si vous préférez les non-professionnels ont beoin de développer autant l’aspect musical que leur technique. Un amateur est quelqu'un qui doit se faire plaisir en premier lieu.
Certes, il jouera peut-être moins brillamment, mais il fera preuve de musicalité.
- Comment gérez-vous la sélection des jurys ?
Personnellement je m’occupe des jurys de piano avec deux autres professeurs, Françoise BONNET (niveaux élémentaires et moyens) et Yvette DOMANGE (petits niveaux). La sélection des jurys est assez facile car les musiciens aiment profondément l’ufam et ceux qui viennent sont de surcroît très compétents. Il va de soi que l’état d’esprit est important car les jurys sont bénévoles
- Tous les ans, l'UFAM organise un concert de lauréats à l'Eglise St Merry, le prochain aura lieu le 18 novembre, à Paris…
A ce propos, je tiens à souligner l’importance de ces concerts qui permettent à nos lauréats “honneur” de se produire en public. Ils sont importants pour ces jeunes musiciens qui représentent d’une certaine façon l’image de l’Ufam.
- Comment percevez-vous l’avenir des concours de l’Ufam ?
Ils fonctionnent comme “sur des rails” depuis l’impulsion que Christiane de Bayser leur avait donnés ! L’Ufam a par ailleurs l’avantage de proposer un éventail très large d’instruments. Cette diversité est bien évidemment plus lourde à gérer mais tellement plus intéressante ! D’ailleurs, je convie tous nos adhérents à venir assister au déroulement de nos concours pour qu’ils se rendent compte de l’intérêt et de la passion qui animent les professeurs et les candidats.
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